Le moment est venu
Votre forge est publiée sous son nom définitif, en HTTPS. Vous pouvez maintenant ouvrir :
https://forge.nordika.local
Forgejo n’affiche pas une page de connexion, mais un assistant d’installation : une page unique, assez longue, qui va écrire /data/gitea/conf/app.ini et créer la base de données.
Accédez-y impérativement par ce nom, pas par l’IP ni par le port 3000. L’assistant pré-remplit plusieurs champs à partir de l’adresse utilisée, dont l’URL publique. C’est la raison pour laquelle nous l’avons laissé en attente depuis deux leçons.
Un indice qui ne trompe pas : si le champ « Hidden email domain » affiche noreply.localhost, c’est que Forgejo ne connaît pas encore son domaine. Vérifiez DOMAIN dans votre compose avant d’aller plus loin.
Écran 1 — Base de données
Tous les champs sont déjà remplis. C’est normal : ils proviennent des variables FORGEJO__database__* du compose.
| Champ | Valeur attendue |
|---|---|
| Database type | PostgreSQL |
| Host | db:5432 |
| Username / Password / Database name | forgejo |
| SSL | Disable |
| Schema | (vide) |
Ne modifiez rien. Toute valeur saisie ici serait de toute façon réécrite par les variables d’environnement au prochain redémarrage.
Le SSL: Disable peut surprendre. Il est légitime ici : la connexion entre Forgejo et PostgreSQL ne quitte jamais le réseau Docker privé forgejo, qui n’est joignable par aucun autre conteneur. Chiffrer ce trajet n’apporterait rien. Si votre base était sur une machine distincte, la réponse serait différente.
Écran 2 — Réglages généraux
C’est ici que se prennent les décisions.
| Champ | Ce que je recommande | Pourquoi |
|---|---|---|
| Instance title | Forge Nordika |
S’affiche dans le titre de chaque page. Autant qu’il désigne votre organisation. |
| Instance slogan | (vide) | Le slogan par défaut est celui du projet Forgejo. |
| Repository root path | Laisser | Sous /data, donc dans votre sauvegarde. |
| Git LFS root path | Laisser | Voir la note ci-dessous. |
| User to run as | git |
Ne pas toucher. |
| Server domain | forge.nordika.local |
Doit correspondre à votre DOMAIN. |
| SSH server port | Vider le champ | Voir ci-dessous. |
| HTTP listen port | 3000 |
Port interne au conteneur, pas celui vu par les utilisateurs. |
| Base URL | https://forge.nordika.local/ |
⚠️ Le champ le plus important de la page. |
| Log path | Laisser | |
| Disable self-registration | ✅ Cocher | |
| Enable update checker | À vous | Voir ci-dessous. |
Le port SSH : videz-le
L’aide du champ le dit explicitement : laisser vide pour désactiver le serveur SSH. C’est cohérent avec le choix fait en 2.1 — tout se passera en HTTPS avec des jetons d’accès.
Si vous laissez 22 alors qu’aucun port SSH n’est publié, l’interface proposera des URL de clonage en SSH qui échoueront systématiquement. Vos utilisateurs perdront du temps sur une fonctionnalité qui n’existe pas.
La Base URL : le champ à ne pas rater
C’est l’équivalent de ROOT_URL. Il détermine toutes les URL générées par Forgejo : liens de clonage, liens dans les courriels, redirections d’authentification.
Il doit contenir l’adresse exacte que tapent vos utilisateurs, protocole compris et barre oblique finale incluse. Si vous avez accédé à l’assistant par le bon nom, il est déjà correct — vérifiez-le quand même.
Désactiver l’inscription libre : non négociable
Cochez cette case. Sans elle, n’importe qui atteignant la forge peut créer un compte.
Sur une instance interne, cela signifie que tout collaborateur — ou toute personne ayant accès au réseau — peut s’inscrire et voir vos dépôts publics internes. Les comptes seront créés par vous, ou automatiquement par l’annuaire à partir de la leçon 2.5.