Une question qui semble triviale
Au moment de créer un dépôt, Forgejo vous propose une case : privé, ou pas.
Le réflexe est de tout mettre en privé et de passer à autre chose. C’est prudent, c’est défendable — et c’est aussi ce qui va vous compliquer sérieusement la vie en section 7, quand deux cents postes devront récupérer un script sans pouvoir s’authentifier.
Cette leçon n’a donc pas pour but de vous faire ouvrir vos dépôts. Elle a pour but que vous compreniez ce que recouvre exactement chaque option, afin de choisir en connaissance de cause plutôt que par réflexe.
Les visibilités disponibles
Il faut distinguer deux niveaux, ce que peu de gens font.
Pour un dépôt
| Visibilité | Qui peut le voir |
|---|---|
| Privé | Uniquement les membres des équipes qui y ont accès |
| Public | Toute personne — ou toute machine — capable d’atteindre l’instance |
Pour une organisation ou un utilisateur
| Visibilité | Qui peut la voir |
|---|---|
| Publique | Tout le monde |
| Limitée | Uniquement les utilisateurs connectés |
| Privée | Uniquement ses membres |
Ces deux niveaux se combinent, et c’est ce qui permet des configurations fines : une organisation limitée contenant des dépôts publics reste invisible pour un visiteur non authentifié, alors que ses dépôts, eux, seraient accessibles si l’on connaissait leur adresse exacte.
« Public » ne veut pas dire « sur Internet »
C’est le point central, et il mérite d’être formulé clairement.
« Public » signifie : accessible sans authentification par quiconque peut joindre l’instance.
Sur une forge exposée sur Internet, cela veut effectivement dire « le monde entier ». Sur une forge interne, non exposée, cela veut dire « votre réseau ».