1.4 : La carte des 4 patterns : ranger, pousser, tirer, déclencher

Pourquoi une carte avant de commencer

La plupart des formations Git sont des listes de commandes. On y apprend add, commit, push, branch, merge, puis on referme le navigateur en sachant faire des choses sans savoir à quoi elles servent.

Nous allons procéder autrement, parce que ce n’est pas votre problème. Votre problème n’est pas d’apprendre des commandes : c’est de savoir quoi mettre dans une forge, et ce que ça vous rapporte.

Or, si les usages possibles sont innombrables, les mécaniques, elles, se comptent sur les doigts d’une main. Il y en a quatre. Une fois que vous les avez comprises, vous n’avez plus besoin qu’on vous explique chaque cas particulier : vous reconnaissez le pattern, et vous savez quoi faire.

C’est le cœur de cette formation, et c’est ce qui vous permettra, à la fin, d’inventer des usages dont je n’ai pas parlé.

La question qui range tout

Pour identifier le pattern, une seule question suffit : dans quel sens circule l’information, et qui est aux deux bouts ?

Quatre réponses possibles, quatre patterns.

                          ┌──────────────────────┐
                          │                      │
      ①  RANGER  ────────▶│                      │
         l'humain écrit   │                      │
         l'humain lit     │                      │
                          │                      │
      ②  POUSSER ────────▶│      LE DÉPÔT        │
         la machine écrit │                      │
                          │                      │
                          │                      │◀──── ③  TIRER
                          │                      │      la machine lit
                          │                      │
                          │                      │────▶ ④  DÉCLENCHER
                          │                      │      l'écriture agit
                          └──────────────────────┘

Reprenons-les une par une. Pour chacune, vous verrez la mécanique, ce qu’elle remplace dans votre quotidien actuel, et où elle est traitée dans la formation.


① RANGER — le dépôt est un référentiel

L’humain écrit, l’humain lit.

C’est le pattern le plus évident, celui auquel tout le monde pense en premier, et le point de départ obligatoire de tous les autres. Vous placez dans un dépôt ce que vous produisez, et vous y revenez pour le consulter ou le modifier.

Ce que vous y rangez : vos scripts PowerShell et Bash, vos stacks Docker, vos playbooks, vos Dockerfile, vos procédures et votre documentation d’exploitation.

Ce que ça remplace : le dossier Scripts du partage réseau, les fichiers _v2_final_OK, la clé USB de dépannage, le dossier Mes documents du technicien qui a quitté l’entreprise l’an dernier.

Ce que ça vous apporte immédiatement : un endroit unique où chercher, un historique complet de chaque modification, et la possibilité de revenir en arrière sans dépendre d’une sauvegarde.